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Qui sommes-nous?

Climate Express est un groupe de bénévoles enthousiastes et en pleine expansion. Politiquement non alignés, nous aspirons à une société qui soit à la fois durable sur le plan climatique et socialement juste et redistributive.
L'inversion du réchauffement climatique nécessite un changement systémique ambitieux qui place le bien-être des personnes et de la nature au centre, et non les profits de quelques-uns. Pour réaliser ce changement, nous croyons au pouvoir des masses, à l'action collective, à la démocratie, à la participation et à la codétermination.

Que voulons-nous?

Nous voulons une approche décisive et unie de la question du climat. Nous frappons aux portes des hommes politiques et des décideurs avec six demandes concrètes.

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TOUT LE MONDE DOIT

L'inégalité, la discrimination et le racisme sont des problèmes sociaux structurels qui se retrouvent également dans l'histoire du climat. En temps de crise, ces mécanismes deviennent plus visibles et sont systématiquement alimentés. La lutte pour la durabilité est une lutte pour une société chaleureuse, inclusive et solidaire, où chacun n'a accès qu'à des produits et services durables. Cela nécessite une redistribution des 1 % les plus riches vers les personnes à revenus moyens et certainement faibles.

Cela signifie également qu'il faut impliquer les travailleurs des activités fossiles, nucléaires et autres en transition dans le développement d'une perspective positive, telle que la reconversion de leurs entreprises. Les politiques doivent lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination et s'engager en faveur d'une transition juste avec des formations, un dialogue social, une protection sociale et la garantie d'un travail décent. Chaque mesure politique doit donc faire l'objet d'une double vérification en termes de durabilité climatique et de justice sociale.

2

LE SUD GLOBAL MÉRITE NOTRE SOLIDARITÉ

Les pays du Sud sont les plus vulnérables aux effets du changement climatique et les moins responsables. Ils ont eux aussi droit au développement durable. Compte tenu de la responsabilité historique des pays industrialisés de longue date, la Belgique devrait également honorer et augmenter ses engagements internationaux en matière de financement climatique. Une contribution équitable au fonds climatique est d'au moins 500 millions d'euros par an. Des sources de financement innovantes telles que, entre autres, une taxe généralisée sur les transactions financières des grands actifs et des grandes entreprises ou la réorientation des subventions aux combustibles fossiles pourraient être utilisées à cette fin.

En outre, le changement climatique entraînera une augmentation du nombre de réfugiés climatiques. Dans un contexte européen, la Belgique doit donc également travailler sur la solidarité internationale avec une vision claire des scénarios migratoires possibles et une politique d'asile humaine. La Belgique devra déployer des efforts socialement justes à tous les niveaux (économique, financier, commercial, politique, coopération au développement, etc.) afin que le Sud mondial puisse atteindre lui-même le développement général nécessaire, de sorte que les gens ne doivent pas fuir leur patrie. 

3

DES ALIMENTS ISSUS D'UNE AGRICULTURE ET D'UNE GESTION DES TERRES DURABLES

L'alimentation, l'agriculture et la gestion des terres constituent l'une des principales sources de gaz à effet de serre et sont à l'origine d'une perte massive et rapide de biodiversité. Pour contribuer à l'absorption nette des émissions de gaz à effet de serre bien avant 2040, il est nécessaire de passer à une gestion régénératrice des terres et de l'eau et à des régimes alimentaires différents. Cela nécessite une gestion intégrée de la biodiversité qui englobe à la fois les zones naturelles et l'agriculture, y compris une culture entièrement agroécologique et biologique, un accent mis sur les sources d'alimentation végétales plutôt qu'animales, des zones naturelles et sauvages plus nombreuses (et plus contiguës), des prairies et des zones humides riches en biodiversité.

En outre, il convient d'éviter le gaspillage alimentaire, de la source au consommateur. L'ensemble du secteur de l'agriculture intégrée, de la faune et de la flore sauvages et de la chaîne alimentaire créera davantage d'emplois, rémunérés équitablement par de meilleurs prix et des redevances pour les services rendus par les écosystèmes.

4

L'AVENIR EST RENOUVELABLE ET CIRCULAIRE

Bien avant 2040, notre énergie devra être 100 % renouvelable et notre économie 100 % circulaire. Investir dans les combustibles et les matières premières fossiles et nucléaires relève de la logique du siècle dernier. Laissons le charbon, le pétrole, le gaz et l'uranium/thorium dans le sol et fermons les centrales nucléaires vétustes ; l'avenir est renouvelable et commence aujourd'hui ! Pour ce faire, il est indispensable de sortir du nucléaire au plus tard en 2025 et de réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre bien avant 2040.

L'industrie doit contribuer activement à la réalisation d'une économie circulaire, notamment en absorbant et en retenant de manière permanente les gaz à effet de serre déjà émis. Le système énergétique doit être un système renouvelable, efficace et démocratique, à la fois décentralisé et centralisé, qui rende l'énergie accessible et abordable pour tous. Cela nécessitera des politiques audacieuses et décisives et des investissements massifs pour que les secteurs de l'industrie et de l'énergie - et tous leurs travailleurs - connaissent une transition durable et socialement juste.

5

TOUT LE MONDE A DROIT À UN MODE DE VIE SANS IMPACT SUR LE CLIMAT

Tout le monde a droit à une maison neuve ou rénovée sans impact sur le climat bien avant 2040. Seules la chaleur, l'électricité et d'autres sources sans émissions de gaz à effet de serre entrent en ligne de compte, comme les réseaux et les pompes à chaleur, la chaleur géothermique, l'électricité produite par les particuliers au moyen de panneaux solaires ou par des coopératives énergétiques, des entreprises publiques ou d'autres entreprises. Pour susciter l'adhésion, il faut que le coût soit neutre pour les revenus faibles et moyens. Les outils financiers devraient également permettre aux locataires de participer à cette transition. Ainsi, les systèmes de tiers-payant peuvent rapidement élargir et approfondir la voie souhaitée.

Dans le même temps, il est urgent de mettre en place des politiques audacieuses d'aménagement du territoire. Une interdiction complète et immédiate du béton est appropriée pour freiner la construction dispersée, en mettant l'accent sur l'amélioration des espaces communs et de la nature. La densification permet d'améliorer l'efficacité énergétique et de répondre aux besoins de mobilité.

6

NOUS MARCHONS, PÉDALONS ET CONDUISONS DE MANIÈRE DURABLE ET PARTAGÉE

Notre mobilité doit changer en profondeur. D'un point de vue social, chacun a droit à une mobilité durable et abordable. Du point de vue climatique, la mobilité future doit être neutre pour le climat bien avant 2040. Cela nécessite un système de transport public intégré et multimodal. Cela signifie qu'il faut mettre un terme à toute forme de mobilité alimentée par les combustibles fossiles et les biocarburants, et aller de l'avant pour un STOP durable : marches, escaliers, transports publics et voitures privées ou individuelles (partagées).

Le moteur à combustion devrait disparaître des nouvelles voitures particulières à partir de 2025, comme en Norvège. Les transports devraient être électriques grâce à des incitations fiscales, avec des piles à combustible ou d'autres groupes motopropulseurs sans émissions. Avec un calendrier ajusté bien avant 2040, cette évolution concernera également les transports lourds, sur terre, sur l'eau, dans l'air et dans l'espace. Les voyages en avion devraient être réduits et remplacés, sur les courtes distances, par des trains longue distance améliorés et des moyens de réunion innovants (tels que la vidéoconférence, entre autres). Les transports routiers doux et publics constituent l'épine dorsale du réseau de mobilité. Ils doivent être rapidement développés et protégés.

Notre vision!

Time's Up, Rise Up!

La question du climat est bien vivante. De plus en plus de gens se sentent concernés, prennent les choses en main et créent eux-mêmes toutes sortes d'alternatives durables. Des initiatives positives, telles que les coopératives énergétiques et les villes neutres sur le plan climatique, voient le jour.

Pourtant, notre politique climatique reste désespérément à la traîne. Avec les promesses actuelles des gouvernements du monde entier, nous nous dirigeons toujours vers un réchauffement d'environ 3°C. Pourtant, la science est claire : des points de basculement dangereux peuvent déjà se produire bien en dessous de 1,5°C. Nous ne devons pas prendre ce risque.

Pour limiter définitivement le réchauffement à un niveau bien inférieur à 1,5 °C - comme le demandent à juste titre les pays les plus vulnérables - nous devons atteindre la neutralité climatique à l'échelle mondiale bien avant 2040. Ensuite, nous devrons inverser la tendance des émissions de gaz à effet de serre pour parvenir à une absorption nette des gaz à effet de serre dans l'atmosphère et les océans.

Ce resserrement de l'objectif nécessitera des efforts considérables en peu de temps. Les prochaines années détermineront donc nos chances d'inverser le réchauffement climatique. Nous n'avons plus le temps de tergiverser, nous n'avons plus d'excuse pour le faire. Nous devons passer à la vitesse supérieure.

Au lieu de rester désespérément à la traîne, la Belgique doit renforcer considérablement ses engagements en matière de climat. Tous les gouvernements belges doivent travailler d'urgence à l'élaboration d'un plan national ambitieux en matière d'énergie et de climat. Cela nécessite une politique nationale cohérente dans tous les secteurs, sans mécanismes de compensation, selon lesquels les efforts climatiques à l'étranger ne devraient pas être comptabilisés comme des efforts nationaux. En outre, la Belgique doit se joindre aux efforts visant à mettre en place une politique climatique internationale applicable et jouer un rôle de pionnier dans ce domaine.

System Change, Not Climate Change!

Les grands problèmes appellent une approche ambitieuse. Le défi est énorme et nos efforts individuels sont précieux mais insuffisants : la non-durabilité est en effet ancrée dans le système social, ce qui détermine principalement ce que les individus peuvent faire. Le changement systémique est donc décisif.

Nous voulons une transition équitable vers une société durable. Cela signifie qu'il faut inclure tout le monde, ici et dans le Sud, et ne laisser personne de côté. Cela nécessite une sérieuse redistribution des ressources et du pouvoir des 1 % les plus riches afin de réduire radicalement l'inégalité sous toutes ses formes. Cela est d'autant plus vrai que le changement climatique touche davantage la classe moyenne et la plupart des personnes les plus vulnérables.

Ces objectifs nécessitent un cadre politique fort avec des accords contraignants. Pour cela, nous avons besoin de gouvernements qui investissent dans une politique sociale décisive en matière de climat et qui réglementent l'industrie. Et c'est précisément là que le bât blesse. La transition indispensable est ralentie par le manque de responsabilité et de vision à long terme des entreprises et des hommes politiques, qui se concentrent sur le profit à court terme et les intérêts politiques à courte vue.

Un changement social s'impose, où les personnes et l'environnement sont au centre des préoccupations, et non les profits. Il faut une politique climatique participative qui respecte l'inclusion, les générations futures et les limites de la nature. L'eau, la terre, le vent, l'énergie et l'air doivent appartenir à la communauté. Ce n'est qu'à cette condition que les alternatives naissantes pourront véritablement prospérer et que personne ne sera exclu de la transition vers une société durable.

Power To The People!

L'histoire nous l'enseigne : lorsque les citoyens agissent massivement et de manière unie, il est possible d'inverser le rapport de force et de remettre la société sur la bonne voie. Il suffit de regarder la lutte pour le suffrage universel en Belgique, le mouvement pour les droits civiques aux États-Unis, la résistance de Gandhi ou le mouvement pour les droits des femmes.

Partout dans le monde, les gens descendent également dans la rue pour défendre le climat. Le sommet de Paris sur le climat (2015) et le mouvement de masse qui l'a entouré ont constitué une étape importante. Quelques années plus tard, le mouvement pour le climat s'est ravivé comme jamais auparavant, sous l'impulsion infatigable des jeunes. Par des actions collectives et pacifiques, Climate Express s'inscrit dans ce mouvement mondial, accentue la pression sur nos décideurs politiques et contribue à construire le changement social et politique nécessaire.

Par nos actions, nous nous efforçons d'obtenir un changement systémique. C'est pourquoi, en tant que Climate Express, nous collaborons également avec d'autres mouvements et souhaitons renforcer d'autres luttes, en particulier celles de ceux dont les voix sont trop souvent perdues dans la logique actuelle. En même temps, nous voulons rendre le mouvement climatique lui-même plus large, plus accessible et plus inclusif pour les travailleurs, les chômeurs, les malades, les retraités, les personnes handicapées, les personnes de toute couleur de peau, de toute langue, de toute religion, de tout sexe. Ensemble, nous formons une palette de voix dans les rues.

Pour traduire des politiques climatiques ambitieuses et socialement justes en décisions et en actions, nous voulons une démocratie qui ne se limite pas à colorier un ballon chaque année. Nous voulons que les citoyens et les organisations de la société civile (syndicats, organisations de défense du climat, comités de quartier, etc. Nous voulons une politique climatique pour et par les citoyens eux-mêmes.